À propos

Qui suis-je ?

Je m’appelle Colin Noverraz et je suis écrivain, doctorant en littérature à l’Université de Lausanne et titulaire d’un Master en français moderne. Depuis toujours, je suis fasciné par les histoires qui interrogent notre rapport au réel, au temps, à la mémoire et aux choix qui façonnent une existence. Les livres représentent pour moi bien davantage qu’un simple divertissement : ils sont des espaces d’exploration dans lesquels la fiction permet d’éclairer autrement notre expérience du monde, de donner une forme à ce qui demeure difficile à exprimer et d’imaginer des chemins que la réalité n’a pas empruntés. À travers mes romans et mes nouvelles, j’aime brouiller les frontières entre le quotidien et l’imaginaire. Mes récits invitent le lecteur à s’interroger sur ce qui aurait pu être, sur les vies que nous n’avons pas vécues, sur la mémoire des lieux, sur les rencontres qui modifient un destin ou sur ces instants presque invisibles capables de transformer toute une existence. Mon premier roman, La Maison des vies non vécues, est publié en 2026 aux Éditions L’Harmattan. En parallèle, plusieurs de mes nouvelles sont récompensées lors de concours littéraires ou retenues pour différentes publications. Parmi elles, « Les Niveaux inférieurs » remporte la première place d’un concours organisé autour de l’univers de Cthulhu et doit paraître dans l’anthologie Cthulhu : un siècle de rêves, publiée par ActuSF. La nouvelle mêle la gare de Lausanne, des rêves partagés, des couloirs impossibles et une mystérieuse invitation à emprunter une correspondance vers des niveaux qui ne devraient pas exister. Ma nouvelle « Les Cartographes de la pluie » est également sélectionnée pour paraître dans le numéro 26 de la revue Étherval, intitulé Cumulus et Nimbus. Elle met en scène une cité dont les phénomènes météorologiques prennent la forme de créatures vivantes, liées à des cartes et maintenues sous le contrôle d’un collège de spécialistes. À travers le parcours de Nerio, jeune apprenti cartographe, le récit explore la mémoire collective, la responsabilité, les inégalités, la liberté et les traces que les catastrophes laissent dans les êtres comme dans les lieux. La publication est prévue sur les supports papier et numérique de la revue Étherval. Aujourd’hui, je poursuis cette aventure littéraire en développant de nouveaux romans et de nouvelles, tout en menant un doctorat consacré à la science-fiction francophone contemporaine.

Ma démarche d'écriture

J’écris avant tout pour poser des questions plutôt que pour apporter des réponses définitives. Que deviennent les choix que nous n’avons pas faits ? Les lieux gardent-ils la mémoire de celles et ceux qui les ont habités ? Peut-on réellement tourner une page, ou chaque décision continue-t-elle d’exister quelque part sous une autre forme ? Que se passe-t-il lorsque la réalité familière se fissure et laisse apparaître un monde plus vaste, plus étrange ou plus inquiétant ? Comment une société choisit-elle ce qu’elle souhaite conserver, transmettre ou oublier ? Ces interrogations constituent le point de départ d’une grande partie de mes récits. J’aime partir d’un univers familier — une maison, une rue, une gare, une ville, un lac, une forêt, un objet oublié ou la présence silencieuse d’un animal — puis y introduire un léger décalage qui transforme progressivement notre perception du réel. Dans La Maison des vies non vécues, une maison familiale devient le lieu où se révèlent les possibilités abandonnées d’une existence. Dans « Les Niveaux inférieurs », la gare de Lausanne, espace quotidien de passage et de correspondance, s’ouvre sur des couloirs impossibles et des profondeurs qui défient les lois ordinaires du monde. Dans « Les Cartographes de la pluie », une ville organise le climat en retenant des créatures météorologiques — dragon de foudre, aigle de vent, licorne ailée, chimère de grêle ou bête de pluie — et en inscrivant leurs déplacements sur des cartes. Derrière cet imaginaire merveilleux se dessinent des questions très humaines : qui décide de la manière dont une catastrophe doit être répartie ? Peut-on effacer une douleur collective sans effacer en même temps celles et ceux qui l’ont vécue ? Une mémoire encombrante doit-elle être supprimée ou partagée ? Dans ces différents textes, un lieu familier devient ainsi un seuil. La maison, la gare ou la ville ne sont plus seulement des décors : elles conservent des souvenirs, portent des conflits et ouvrent l’accès à d’autres niveaux de réalité. Je m’intéresse particulièrement aux histoires où le fantastique ne remplace pas le quotidien, mais vient l’éclairer, le prolonger ou le perturber. L’étrange n’est jamais seulement décoratif. Il devient une manière d’explorer nos émotions, notre mémoire, notre identité, nos peurs, nos choix et notre rapport au temps. J’accorde également une grande importance à la cohérence des univers. Les objets, les couleurs, les animaux, les paysages, les phénomènes naturels, les sons et les silences peuvent avoir autant d’importance que les personnages eux-mêmes. J’aime faire revenir certains motifs, établir des correspondances et laisser un détail apparemment secondaire acquérir progressivement une valeur émotionnelle ou symbolique. Mes textes mêlent souvent une dimension intime à une interrogation plus large. Le deuil d’un personnage peut ouvrir une réflexion sur les vies possibles ; une anomalie dans une gare peut révéler l’existence de réalités enfouies ; une pluie localisée peut devenir le réceptacle de la mémoire d’une communauté. Mon ambition est d’écrire une littérature accessible, mais exigeante, capable de réunir émotion, réflexion et imagination. Je souhaite laisser au lecteur la possibilité d’interpréter, de douter et de prolonger le récit en lui-même, plutôt que de lui imposer une signification unique.

Ce qui nourrit mon univers

Mon imaginaire se nourrit d’influences très diverses, issues de la littérature, du cinéma, de la recherche universitaire, des mythologies, des sciences et de l’observation du quotidien.

Parmi les écrivains qui ont marqué mon parcours figure tout d’abord Jules Verne, dont le sens de l’aventure, de l’exploration et de l’émerveillement continue de m’accompagner. Son œuvre m’intéresse autant par son imaginaire que par sa manière de mettre les savoirs, les discours et les techniques au service du récit.

H. P. Lovecraft m’inspire par sa capacité à suggérer l’inconcevable, à faire naître l’étrange dans des lieux apparemment ordinaires et à confronter les personnages à des réalités qui excèdent leur compréhension. Cette influence apparaît notamment dans « Les Niveaux inférieurs », qui reprend certains motifs du fantastique cosmique — l’existence de réalités enfouies, l’effritement progressif des repères, les rêves partagés et la confrontation avec ce qui dépasse l’entendement humain — tout en les transposant dans un environnement suisse contemporain, entre la gare de Lausanne et le Léman.

Jorge Luis Borges nourrit mon goût pour les labyrinthes, les bibliothèques, les mondes emboîtés, les bifurcations et les constructions intellectuelles qui transforment un concept abstrait en expérience littéraire.

George Orwell m’inspire par sa manière d’utiliser la fiction pour interroger les sociétés, les rapports de pouvoir, la surveillance, la manipulation du langage et la transformation de la mémoire collective. Son œuvre montre comment les mots et les récits peuvent façonner notre perception du réel, imposer une certaine vision du monde ou, au contraire, devenir des instruments de résistance. Cette réflexion sur les liens entre langage, pouvoir et mémoire rejoint plusieurs de mes préoccupations littéraires et universitaires. Elle apparaît notamment dans « Les Cartographes de la pluie », où les autorités cherchent à maîtriser les phénomènes météorologiques, mais aussi à effacer les traces d’une ancienne catastrophe et la responsabilité de ceux qui l’ont provoquée.

Alain Damasio occupe également une place importante dans mon parcours de lecteur et de chercheur. Son inventivité linguistique, son attention portée aux sensations et sa manière de faire du langage une composante active du monde fictionnel nourrissent directement ma réflexion universitaire.

Le cinéma de Christopher Nolan, notamment Interstellar, Inception, Memento et Tenet, influence mon rapport à la construction narrative. Ses œuvres jouent avec le temps, la mémoire, les réalités multiples, les récits imbriqués et les modifications du point de vue. Inception, en particulier, a nourri mon intérêt pour les niveaux de réalité, les rêves partagés et les espaces impossibles que l’on retrouve dans « Les Niveaux inférieurs ». Interstellar me touche davantage par son articulation entre vertige scientifique, émotion, séparation, mémoire et passage du temps.

Mon imaginaire est également nourri par les phénomènes naturels.

Dans « Les Cartographes de la pluie », la foudre, le vent, la neige, la grêle, la chaleur, le sable, l’arc-en-ciel et la pluie deviennent des créatures possédant leur tempérament, leurs habitudes et leur propre mémoire. Cette transformation du climat en bestiaire permet de rendre visibles les tensions entre contrôle et liberté, science et imaginaire, pouvoir institutionnel et expérience vécue. Au-delà de la littérature et du cinéma, je trouve mon inspiration dans la philosophie, la psychologie, les mythologies, les sciences, les paysages, les villes, les transports, les voyages en train et les animaux, en particulier les chats. Les chats occupent une place importante dans mon imaginaire en raison de leur indépendance, de leur présence silencieuse et de leur capacité à sembler appartenir simultanément au quotidien et au mystère.

Bastet, la chatte noire de La Maison des vies non vécues, s’inscrit pleinement dans cette dimension symbolique. Les gares constituent également des lieux particulièrement féconds pour mon écriture. Ce sont des espaces d’attente, de passage, de séparation, de rencontre et de bifurcation. Chaque quai, chaque annonce et chaque correspondance porte la promesse d’une autre direction possible.

Dans « Les Niveaux inférieurs », cette idée devient littérale et inquiétante : le trajet ordinaire se transforme en passage vers une réalité souterraine. Les villes et les lieux habités m’intéressent parce qu’ils accumulent les traces.

Dans « Les Cartographes de la pluie », Pluviane conserve dans ses rues les cicatrices d’une ancienne crue que les autorités voudraient effacer. La pluie devient alors une mémoire vivante, capable de transmettre à l’ensemble de la ville ce qu’une partie de la population a subi.

Une sensibilité singulière

Je suis concerné par le trouble du spectre de l’autisme (TSA). Cette singularité façonne naturellement ma manière de percevoir le monde et nourrit profondément mon écriture, sans pour autant résumer mon identité ou déterminer à elle seule mes créations. Elle se traduit notamment par une attention particulière portée aux détails, aux structures, aux atmosphères, aux répétitions, aux variations et aux liens parfois invisibles entre les idées. Elle m’amène à observer avec sensibilité les lieux, les comportements, les émotions, les systèmes et les multiples nuances qui composent une histoire. Cette manière de regarder le monde peut devenir une véritable force créative. Elle favorise la précision, la persévérance, la curiosité, la capacité à approfondir un univers sur la durée et le plaisir de construire des ensembles complexes dans lesquels chaque élément trouve progressivement sa place. Elle contribue également à mon goût pour les motifs récurrents, les symboles, les correspondances, les architectures narratives et les univers régis par des règles précises, même lorsque celles-ci ne sont pas entièrement révélées au lecteur. Dans La Maison des vies non vécues, cette attention se manifeste dans la construction de la maison, dans la présence de Bastet, dans les variations entre les différentes vies possibles et dans les objets qui portent la mémoire familiale. Dans « Les Niveaux inférieurs », elle nourrit l’organisation progressive des espaces, la transformation de la gare, la logique des couloirs et la sensation qu’un monde obéit à des règles rigoureuses, même si celles-ci demeurent dissimulées. Dans « Les Cartographes de la pluie », elle apparaît dans la création du Bestiaire des Cieux, dans l’association de chaque créature à un phénomène précis et dans la manière dont les cartes traduisent les mouvements du climat. Orisk incarne la foudre, Boréas le vent, Nivelle la neige, Grésille la grêle, Solfer la canicule, Simoun la tempête de sable, Iris l’arc-en-ciel, Héliaste les tempêtes solaires et Pluviale la pluie. Cette organisation minutieuse permet ensuite au récit d’interroger la liberté de ces créatures et l’usage politique qui est fait de leur pouvoir. Cette sensibilité m’encourage aussi à explorer les perceptions inhabituelles, les décalages avec les normes ordinaires et le sentiment de ne pas toujours habiter le monde de la même manière que les autres. Ces expériences peuvent devenir une matière littéraire riche, capable de faire naître des points de vue singuliers et d’autres manières de raconter. Je considère la diversité des regards comme une force pour la littérature et pour la création en général. Des sensibilités différentes permettent de remarquer ce qui demeure parfois invisible, d’établir des liens inattendus et d’imaginer d’autres formes narratives. Il ne s’agit pas de présenter une expérience universelle de l’autisme, chaque personne ayant son parcours et ses particularités, mais de reconnaître que certaines singularités peuvent aussi devenir des ressources : une attention approfondie, une grande capacité de concentration, une relation intense aux centres d’intérêt, une sensibilité particulière aux ambiances et une volonté de poursuivre un projet jusqu’à ce qu’il atteigne la cohérence recherchée.

Mon parcours d’écrivain

Parallèlement à mes recherches universitaires, je développe une activité d’écrivain dans les domaines du roman, de la nouvelle et de la littérature de l’imaginaire. En 2026 paraît mon premier roman, La Maison des vies non vécues, aux Éditions L’Harmattan. Cette même année, plusieurs de mes nouvelles sont distinguées dans différents concours littéraires ou sélectionnées pour des publications. Ces expériences me permettent d’explorer aussi bien le format court que le roman, en passant du fantastique à la science-fiction, au merveilleux contemporain et à des formes plus oniriques. « Les Niveaux inférieurs » remporte la première place d’un concours organisé pour l’anthologie Cthulhu : un siècle de rêves d’ActuSF. « Les Cartographes de la pluie » est retenue pour la revue Étherval après avoir été proposée dans le cadre d’un appel à textes. Le contrat prévoit son intégration au numéro 26, Cumulus et Nimbus, sur supports papier et numérique. Étherval est une revue associative consacrée à la promotion de la littérature francophone de l’imaginaire. D’autres textes sont également distingués ou sélectionnés dans le cadre de concours et de publications, notamment auprès de Paginarium, de Dis-moi dix mots, d’Anémone et du Prix Alain le Bussy. Je développe parallèlement plusieurs projets de romans, parmi lesquels Sous la Buée, La Carte des Songes, Le Dragon de glace, L’Abîme Oblique et L’Océan vertical. Même s’ils possèdent chacun leur identité propre, ces projets prolongent plusieurs préoccupations centrales de mon univers : la mémoire, les mondes possibles, les réalités décalées, les paysages transformés et les choix qui modifient une existence. J’ai également le plaisir de rencontrer les lecteurs lors de conférences, de lectures publiques, de salons du livre, de festivals, de vernissages et de séances de dédicaces. Ces échanges constituent un prolongement essentiel de l’écriture. Ils permettent aux textes de quitter l’espace solitaire de la création pour entrer en dialogue avec d’autres sensibilités, d’autres expériences et d’autres interprétations.

Mes publications et distinctions

La Maison des vies non vécues
Roman — Éditions L’Harmattan, 2026
Après le décès de sa mère, Simon Valère revient dans la maison familiale, accompagné par Bastet, une chatte noire aussi familière qu’énigmatique. La demeure semble contenir les traces d’existences qu’il aurait pu mener : des chemins abandonnés, des choix différés et différentes versions de lui-même. Simon est alors confronté à la question centrale du roman : comment continuer à vivre sans être prisonnier de toutes les vies que l’on n’a pas choisies ? Le récit explore le deuil, la mémoire, les regrets, les choix de vie et la possibilité de se réconcilier avec les chemins qui n’ont pas été empruntés. Le merveilleux y demeure discret et intimement lié au quotidien. La maison n’est pas seulement un décor : elle devient une présence, un espace de mémoire et un passage vers les différentes versions d’une existence. Bastet occupe une place essentielle dans le récit. À la fois compagne, guide et figure énigmatique, elle accompagne Simon dans son parcours sans jamais perdre sa nature féline ni son indépendance.

« Les Niveaux inférieurs »
Première place — Anthologie Cthulhu : un siècle de rêves, ActuSF
Cette nouvelle met en scène Ariane Virel, confrontée à une annonce impossible dans la gare de Lausanne : « Correspondance pour les niveaux inférieurs. » Ce message ouvre la voie vers des couloirs qui ne figurent sur aucun plan, des rêves partagés et une réalité souterraine dans laquelle les frontières entre la ville, la gare et le Léman commencent à se dissoudre. Le texte s’inspire du fantastique cosmique de Lovecraft, mais également des récits construits autour des rêves, des espaces imbriqués et des différents niveaux de réalité. Il transpose ces influences dans un environnement suisse contemporain et reconnaissable. La gare de Lausanne y devient un seuil entre le monde quotidien et un univers impossible, enfoui sous les trajets familiers.

« Les Cartographes de la pluie »
Revue Étherval nº 26 — Cumulus et Nimbus
Dans la ville de Pluviane, les phénomènes météorologiques sont incarnés par des créatures retenues sur les hauteurs du Collège des Pluies. Un dragon commande la foudre, un aigle porte le vent, une licorne ailée distille les arcs-en-ciel et une petite créature à la peau de nuage fait tomber la pluie. Les cartographes observent ces bêtes, inscrivent leurs mouvements sur des parchemins et tentent de maîtriser leurs pouvoirs. Nerio, jeune apprenti cartographe, découvre pourtant une anomalie : une tache de pluie revient chaque jour au même endroit, dans le quartier des Lavoirs. Cette pluie singulière semble absorber une heure de la mémoire de celles et ceux qui se tiennent sous elle. En enquêtant, Nerio comprend que cette averse conserve les traces d’une ancienne catastrophe et d’une décision injuste prise par les autorités. La ville voudrait effacer cette cicatrice ; il choisit au contraire de partager sa mémoire afin que personne ne puisse plus prétendre ignorer ce qui s’est produit. La nouvelle mêle merveilleux météorologique, réflexion sociale et récit d’apprentissage. Elle interroge le pouvoir des institutions, la responsabilité individuelle, les inégalités entre les quartiers, la mémoire collective et la nécessité de regarder en face les fautes du passé. Le texte doit paraître dans le numéro 26 de la revue Étherval, intitulé Cumulus et Nimbus, sur supports papier et numérique.

Autres nouvelles et distinctions
Plusieurs de mes nouvelles ont été récompensées, finalistes ou sélectionnées dans le cadre de concours et de publications littéraires. Parmi celles-ci figurent notamment :

  • une nouvelle lauréate du concours Paginarium ;
  • une nouvelle distinguée dans le cadre de Dis-moi dix mots ;
  • « La Nuit », sélectionnée par Anémone ;
  • un texte finaliste du Prix Alain le Bussy.

Ces récits explorent différentes facettes de mon univers : l’étrange, la science-fiction, les paysages impossibles, les transformations du réel, les rêves, la mémoire, les perceptions altérées et les communautés confrontées à ce qu’elles auraient préféré oublier.

Mes projets

Plusieurs romans occupent actuellement une place importante dans mon travail d’écriture. Très différents par leurs univers et leurs tonalités, ils prolongent néanmoins plusieurs questionnements présents dans mes premiers textes : la fragilité de notre perception, la mémoire, les espaces de passage, les liens affectifs et la possibilité que le réel ne soit jamais aussi stable qu’il en a l’air.Deux de ces projets pourraient idéalement paraître entre 2027 et 2028. Un troisième, encore beaucoup plus préliminaire, n’est pas envisagé avant 2030 au plus tôt.



Sous la Buée


Sous la Buée est un roman de science-fiction dystopique et onirique situé dans Arkadia, une ville blanche, splendide et parfaitement ordonnée. Joren Glyff s’y réveille sans aucun souvenir de son passé, dans un environnement où tout semble conçu pour apaiser les corps, supprimer les conflits et maintenir une réalité parfaitement cohérente. Un léger retard dans son reflet, une pierre noire retrouvée dans sa poche et plusieurs anomalies presque imperceptibles lui révèlent cependant que cette harmonie repose sur une falsification permanente du monde.

Arkadia ne gouverne pas uniquement par la surveillance, la contrainte ou l’interdiction. Son pouvoir passe par des gestes plus discrets et presque bienveillants : apaiser, recentrer, clarifier, stabiliser, rendre supportable. La ville reformule les douleurs, neutralise les dissonances et transforme progressivement les habitants en versions acceptables d’eux-mêmes. La Buée qui traverse ses rues agit à la fois comme une matière, un dispositif perceptif et une métaphore politique : elle recouvre ce qui dérange, adoucit ce qui résiste et empêche certaines expériences de trouver les mots nécessaires pour exister pleinement.

L’architecture elle-même participe à cette entreprise de correction. Le Régulateur Central impose le temps officiel, les Triades de Marbre redressent les corps et les pensées, tandis que la Flèche Civique inscrit jusque dans le paysage une certaine conception de l’ordre et de l’élévation. Les monuments ne servent donc pas seulement de décors ou de symboles : ils deviennent les organes d’un système qui agit directement sur la mémoire, l’attention, les déplacements et la perception. Le politique se loge dans les angles des bâtiments, dans les rythmes de la ville, dans les mots administratifs et dans la manière dont Arkadia apprend à ses habitants à ne plus déborder.

À mesure que Joren explore les failles de cette organisation, il découvre que sous la ville officielle subsiste une autre strate : une ville-miroir, plus instable, organique et mémorielle. Elle conserve les voix, les traces, les pertes et les réalités que le monde blanc a tenté de rendre silencieuses. Ce dessous n’est pourtant pas un refuge idéal ni une vérité simplement libératrice. Il est plus vivant, mais aussi plus douloureux et plus difficile à habiter. Il contient les souvenirs mutilés, les liens interrompus et les contradictions qu’Arkadia a rejetés afin de préserver sa paix.

Joren rencontre alors Nelyra Veyline, une femme liée aux failles du système et à une mémoire que la ville a essayé d’effacer. Ensemble, ils découvrent que leur propre relation appartient à l’histoire cachée d’Arkadia. Leur lien ne constitue pas seulement une histoire intime ou amoureuse : il a été utilisé par le pouvoir comme une zone de résonance, une charnière vivante permettant de refermer le monde sur une version unique de lui-même. Leur quête consiste dès lors autant à retrouver ce qui leur a été retiré qu’à empêcher leur attachement de servir une nouvelle fois à enfermer la réalité.

Le roman ne repose donc pas sur une opposition simple entre une ville mensongère et une vérité nécessairement salvatrice. Le système d’Arkadia ne ment pas uniquement par cruauté : il prétend avoir empêché le monde de sombrer dans le chaos. À l’inverse, le retour de tout ce qui a été effacé pourrait rendre la réalité invivable. Sous la Buée interroge ainsi la frontière entre protection et enfermement, entre soin et neutralisation, entre stabilité et mutilation. Il pose notamment cette question : que devient un monde lorsqu’il ne peut préserver sa paix qu’en supprimant tout ce qui risque de la troubler ?

Le roman est nourri par les grands récits dystopiques, notamment 1984 de George Orwell, Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley et Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Il dialogue également avec les romans d’Alain Damasio, en particulier dans son attention au langage, à la perception, aux formes de contrôle et aux résistances sensibles. L’influence d’Inception se retrouve davantage dans le doute porté sur la cohérence des espaces, des souvenirs et des niveaux de réalité. Ces œuvres constituent toutefois des points de départ pour construire un univers original, dans lequel la domination ne cherche pas seulement à contrôler ce que les habitants font ou pensent, mais les conditions mêmes dans lesquelles ils peuvent percevoir, se souvenir et nommer le monde.

À travers son intrigue de thriller, sa ville spéculative et la relation entre Joren et Nelyra, Sous la Buée explore le langage comme outil de pouvoir, la mémoire comme force dangereuse, l’attention comme lieu politique et la perception comme champ de lutte. Le roman ne cherche pas à raconter la victoire totale du vrai sur le faux. Il tente plutôt d’imaginer une troisième voie : ne pas refermer le monde au nom de la paix, sans pour autant le livrer au chaos de toutes ses blessures. Une manière de lui rendre une marge, une respiration et une part de trouble assez vivante pour qu’aucune clôture définitive ne soit plus possible.



Les Rivages de l’Entreveille


Les Rivages de l’Entreveille est un roman d’aventure maritime et onirique centré sur Maëlle, une jeune femme dont le frère Orme disparaît lorsqu’une faille s’ouvre sur le rivage de leur enfance. Emporté dans l’Entreveille, un monde situé à la frontière du rêve et de l’éveil, il laisse derrière lui une ancienne boussole, quelques traces impossibles et la certitude qu’il existe encore quelque part au-delà de la mer ordinaire.

Déterminée à le retrouver, Maëlle embarque à bord de la Veilleuse, un navire qui ne se contente pas de transporter son équipage : il semble percevoir les routes, hésiter devant certains passages et choisir parfois son propre cap. Aux côtés du capitaine Silex, de Nima, de Tao et de Brisquartz, Maëlle apprend à naviguer dans un univers où les cartes ne suffisent pas, où les courants peuvent répondre aux désirs et où les horizons imitent parfois ceux qui les observent. Dans l’Entreveille, il ne suffit pas de savoir où l’on veut aller. Il faut comprendre ce que le monde fait de ce désir.

La mer y obéit à une logique vivante et mouvante. Les tempêtes peuvent naître de la peur, des courants de quête saisir un navire et l’entraîner vers ce qu’un voyageur cherche avec trop d’obstination, tandis que certains refuges offrent une consolation si parfaite qu’elle devient une forme de captivité. Les routes changent selon les attentes de celles et ceux qui les empruntent. Un lieu peut reconnaître une blessure, lui donner une apparence rassurante et retenir celui qui accepte de s’y abandonner. Naviguer exige donc d’apprendre à distinguer un véritable abri d’un piège capable de prendre la forme exacte de ce que l’on espère.

La Boussole des Manques, que Maëlle emporte avec elle, ne montre pas simplement une direction géographique. Elle réagit aux absences, aux attachements et aux désirs inassouvis. Elle peut conduire vers Orme, mais aussi vers tout ce que Maëlle projette sur sa disparition. Sa quête devient ainsi progressivement plus complexe : retrouver son frère ne signifie pas forcément retrouver exactement celui qu’elle a perdu. Le temps passé dans l’Entreveille, les forces qui l’ont retenu et ses propres choix ont pu le transformer. Maëlle doit alors comprendre que sauver une personne ne consiste pas nécessairement à l’arracher de force au lieu où elle se trouve ni à la ramener vers une version ancienne d’elle-même.

Le roman accorde une place centrale à la relation entre Maëlle et Orme, construite autour de l’enfance, du jeu, de la protection et de la peur de perdre. Mais il raconte également la naissance d’un nouvel attachement entre les membres de la Veilleuse. Silex, Nima, Tao et les autres ne sont pas de simples compagnons de route au service de la quête de Maëlle. Chacun possède ses propres blessures, ses erreurs et ses raisons de continuer à naviguer. À mesure que les dangers s’accumulent, Maëlle doit accepter que la disparition de son frère ne lui donne pas le droit de fabriquer de nouveaux absents parmi ceux qui avancent désormais à ses côtés.

L’Entreveille confronte également les personnages à des adversaires qui ne se présentent pas toujours sous la forme de monstres ou de menaces visibles. Certains proposent une réponse réelle à une douleur réelle, mais au prix d’une immobilité définitive. Une consolation peut y devenir une prison précisément parce qu’elle ne repose pas entièrement sur un mensonge. Le danger le plus profond réside alors dans les solutions qui retirent la souffrance tout en effaçant le mouvement, le changement et la possibilité de devenir autre. Le roman interroge ainsi la frontière entre sauver et retenir, protéger et posséder, retrouver quelqu’un et refuser qu’il ait été transformé par son propre voyage.

Les Rivages de l’Entreveille est nourri par L’Odyssée d’Homère, dont il reprend le souffle du voyage maritime, la succession d’épreuves et la question du retour. Les jeux vidéo The Legend of Zelda: The Wind Waker et Phantom Hourglass inspirent son imaginaire d’îles, de navigation, de cartes et de mer merveilleuse. La saga Pirates des Caraïbes nourrit le goût de l’aventure, des équipages contrastés, des navires singuliers et des phénomènes maritimes surnaturels. Le Déchronologue de Stéphane Beauverger apporte une sensibilité aux temporalités troublées et aux routes maritimes impossibles, tandis que Le Cycle de Terremer d’Ursula K. Le Guin inspire l’attention portée à l’équilibre, aux noms, à la responsabilité et à la transformation intérieure. Tress de la mer Émeraude de Brandon Sanderson constitue enfin une référence pour l’invention d’une mer régie par des lois merveilleuses et dangereuses.

Ces influences se rejoignent dans un univers original où la mer possède presque une volonté, où le paysage répond aux émotions et où chaque étape de l’aventure transforme la signification de la quête. Le récit mêle merveilleux maritime, humour, étrangeté, action et passages plus contemplatifs. Il accorde autant d’importance aux tempêtes, aux îles et aux phénomènes impossibles qu’aux repas partagés, aux gestes de réparation, aux silences et à la confiance qui se construit entre les membres de l’équipage.

Les Rivages de l’Entreveille explore ainsi l’attachement, la perte, la peur, la fidélité et la difficulté d’accepter que l’amour ne donne pas toujours le pouvoir de restaurer ce qui a été brisé. La quête de Maëlle ne consiste pas seulement à atteindre Orme, mais à découvrir comment continuer à avancer sans réduire son frère à l’image qu’elle a conservée de lui. Le roman pose notamment cette question : jusqu’où peut-on aller pour sauver une personne aimée sans sacrifier celles qui voyagent à nos côtés — ni retirer à cette personne le droit d’être devenue autre ?



Le Monde sans témoin
Un projet autour de la réalité non observée


Le Monde sans témoin est un projet de troisième roman dont la concrétisation n’est pas envisagée avant 2030 au plus tôt, même si son écriture pourrait commencer auparavant. Si sa rédaction demeure encore lointaine, son univers, ses personnages et ses principales lignes narratives sont désormais largement définis.

Le récit se déroulerait en Suisse, en 2042, dans une Europe transformée par les crises climatiques, les pénuries énergétiques, la surveillance et une nouvelle guerre froide technologique. Sous le massif du Simplon, un programme scientifique clandestin nommé JANUS chercherait d’abord à créer des passages capables de déplacer secrètement des soldats et du matériel. Réorientées vers la production d’énergie, ses expériences ouvriraient une déchirure vers une réalité profonde, instable et normalement inaccessible.

Le projet repose sur l’idée que le réel existe indépendamment de nous, mais qu’il ne possède pas spontanément une forme unique. La conscience ne créerait pas le monde : elle sélectionnerait et stabiliserait une configuration cohérente parmi plusieurs possibilités. Sous le monde ordinaire subsisteraient ainsi différentes strates du réel, de plus en plus étrangères aux catégories humaines. Les personnages y rencontreraient des architectures impossibles, des temporalités contradictoires, des souvenirs incompatibles et des entités dont le passage déformerait l’espace, la mémoire et l’identité.

Au centre du récit se trouverait Mara Sayegh, une spécialiste suisse des archives analogiques et des anomalies informationnelles. Une cassette impossible, liée à plusieurs morts inexpliquées, la conduirait jusqu’au laboratoire du Simplon et vers une partie effacée de son propre passé. Son enquête révélerait que les glitchs observés dans le monde réel ne sont pas de simples erreurs : ils apparaissent lorsque plusieurs configurations de la réalité se superposent ou lorsque des entités traversent ses différentes strates.

L’horreur analogique occuperait une place essentielle. Cassettes, bandes magnétiques, émissions pirates, photographies et enregistrements contaminés conserveraient les interférences entre plusieurs versions d’un même événement. Certaines archives changeraient selon leur spectateur, montreraient des événements futurs ou feraient apparaître des personnes qui ne se souviennent pas d’avoir été filmées. Ces phénomènes nourriraient également des creepypastas et des légendes numériques derrière lesquelles se dissimuleraient parfois de véritables expériences.

Le roman mêlerait science-fiction métaphysique, espaces liminaux, horreur cosmique, thriller géopolitique et paradoxes spatio-temporels. Il serait notamment nourri par l’étrangeté des Backrooms, l’univers de H. P. Lovecraft, le doute radical de Matrix, les constructions narratives de Christopher Nolan, l’horreur analogique et les récits de dimensions parallèles. Ces influences serviraient toutefois de points de départ à une œuvre originale consacrée à la conscience, à la perception, à la mémoire, au libre arbitre et aux limites de la connaissance.

Le projet poserait notamment plusieurs questions : une réalité doit-elle être unique pour être authentique ? Les personnes considérées comme folles ont-elles perdu le contact avec le monde, ou en perçoivent-elles au contraire trop de versions simultanément ? Et si d’autres réalités contenaient les êtres, les souvenirs et les vies que nous avons perdus, aurions-nous le droit de les condamner afin de préserver la nôtre ?

Ces trois romans développent des imaginaires très différents. Sous la Buée prend la forme d’une dystopie urbaine, politique et métaphysique, tandis que Les Rivages de l’Entreveille s’inscrit davantage dans l’aventure maritime, le merveilleux et l’exploration d’un monde vivant. Le Monde sans témoin se tournerait vers une science-fiction plus sombre, mêlant vertige métaphysique, horreur dimensionnelle et réflexion sur la nature profonde de la réalité.

Ils se rejoignent cependant dans une même attention aux mondes invisibles, aux perceptions incertaines, aux lieux qui transforment celles et ceux qui les traversent, ainsi qu’aux liens humains qui permettent de continuer à avancer lorsque les repères ordinaires disparaissent.






Création d’univers et game design



Pokémon Helvésia

En parallèle de mes projets d’écriture, je développe depuis plusieurs années Pokémon Helvésia, un projet personnel de création d’univers et de game design inspiré de la Suisse. Il imagine une région alpine, lacustre, technologique, folklorique et onirique, dans laquelle les paysages, les traditions et les particularités helvétiques ne servent pas seulement de décor, mais deviennent la matière même des créatures, des lieux, des mythes et des mécaniques de jeu.

Selon la légende fondatrice, Helvésia aurait été créée par le rêve d’Helvézard, un Pokémon Dragon/Rêve. Cette origine explique les anomalies qui traversent la région : réalités instables, lieux transformés par les songes, distorsions du Temps et de l’Espace, phénomènes impossibles et créatures dont l’existence semble parfois obéir à plusieurs logiques simultanées.

Le projet se décline en deux versions complémentaires. Pokémon Nox est associé à la nuit, au trou noir et à Mélanox, un légendaire Espace/Ténèbres. Pokémon Lux est lié à la lumière, au trou blanc et à Leukalux, un légendaire Espace/Lumière. Autour d’eux se développe une mythologie plus vaste, peuplée notamment de Vénomorphe, légendaire Espace/Poison, et de Dahuberlu, créature Roche/Fée inspirée du Dahu et des légendes de montagne.

L’intrigue fait également intervenir deux organisations antagonistes : la Team Cosmos et la Team Chronos. Liées aux dimensions spatiale et temporelle du récit, elles inscrivent leurs ambitions au cœur des failles, des distorsions et des forces profondes qui façonnent Helvésia. Leurs actions menacent l’équilibre fragile d’une région née d’un rêve et partagée entre plusieurs réalités possibles.

Le système actuel repose sur 26 types, en écho aux 26 cantons suisses : les 18 types classiques auxquels s’ajoutent huit types propres à Helvésia — Lumière, Son, Espace, Temps, Cyber, Rêve, Fongique et Vapeur.

Au début de l’aventure, les joueurs pourront choisir entre Meuhlysse, un Pokémon Plante inspiré de la vache, Aurignon, un Pokémon Feu inspiré d’une oie, et Écuminou, un Pokémon Eau à l’apparence féline. Ils constituent les premiers stades des trois familles de starters propres à la région.

Le Pokédex transforme différentes inspirations suisses, scientifiques ou culturelles en créatures originales. Lémance est inspiré du Jet d’eau de Genève, tandis que Cadranthis, de type Plante/Temps, évoque l’Horloge fleurie. Sapiel et Sapirunor prennent la forme de sapins enneigés, alors que Schrödinou et Félinger, Normal/Spectre, réinterprètent le paradoxe du chat de Schrödinger. Plusieurs Évolitions ont également été imaginées, notamment Prismali, lié à la Lumière, Chakrali, associé au Rêve, et Phonali, de type Son.

Helvésia accueille aussi des formes régionales de Pokémon connus. Raichu de Helvésia devient Électrik/Glace et s’inspire du snowboard, Florizarre développe un réseau de spores et de mycélium qui lui confère le type Plante/Fongique, tandis que Tortank devient Eau/Cyber et utilise des canons hydrauliques connectés. Ces transformations permettent d’adapter les espèces à l’environnement, aux technologies et aux imaginaires propres à la région.

Motisma possède également plusieurs formes inédites adaptées aux huit types helvésiens. Il peut notamment habiter un ordinateur, une lampe, une chaîne stéréo ou une horloge afin de devenir Électrik/Cyber, Électrik/Lumière, Électrik/Son ou Électrik/Temps. Une nouvelle forme, Motisma-Bouilloire, de type Électrik/Vapeur, prend possession d’une bouilloire électrique et utilise l’eau portée à ébullition pour produire des jets de vapeur chaude sous pression.

Sa mécanique principale, l’Accordance, permet à un Pokémon d’entrer temporairement en Forme Accordée. Il conserve alors un Type-Ancre et reçoit un Type d’Accord, tandis que son apparence se transforme selon la force avec laquelle il entre en résonance.

À travers Helvésia, j’explore sous une autre forme plusieurs thèmes qui traversent également mon travail littéraire : le rêve, les réalités instables, le temps, la mémoire, les mondes possibles, les rapports entre nature et technologie et la manière dont un territoire peut devenir un langage.

Pokémon Helvésia est un projet personnel de fan, non officiel et non commercial. Il n’est ni affilié à Nintendo, Creatures Inc., GAME FREAK inc. ou The Pokémon Company, ni approuvé par ces sociétés. Pokémon et les marques associées appartiennent à leurs titulaires respectifs.

Quelques repères

Nom : Colin Noverraz

Activités : écrivain et doctorant en littérature

Université : Université de Lausanne

Formation : Master en français moderne

Mémoire universitaire : l’humour dans l’œuvre de Jules Verne

Recherche doctorale : science-fiction francophone contemporaine, langage, formes narratives et politique du sensible

Premier roman : La Maison des vies non vécues, Éditions L’Harmattan, 2026

Nouvelle primée : « Les Niveaux inférieurs », première place, publication prévue dans l’anthologie Cthulhu : un siècle de rêves chez ActuSF

Nouvelle sélectionnée : « Les Cartographes de la pluie », publication prévue dans la revue Étherval nº 26, Cumulus et Nimbus

Genres explorés :

  • littérature de l’imaginaire ;
  • fantastique ;
  • science-fiction ;
  • merveilleux contemporain ;
  • récits oniriques ;
  • fantastique cosmique.

Thèmes récurrents :

  • la mémoire ;
  • le temps ;
  • les choix de vie ;
  • les mondes possibles ;
  • les réalités parallèles ;
  • l’identité ;
  • le deuil ;
  • les rêves ;
  • la mémoire collective ;
  • les inégalités ;
  • les lieux habités ;
  • les seuils et les passages ;
  • les animaux et leur dimension symbolique ;
  • les espaces impossibles ;
  • les bifurcations d’une existence ;
  • les liens entre liberté, responsabilité et pouvoir.

Lieux et motifs récurrents :

  • les maisons ;
  • les gares ;
  • les villes ;
  • les forêts ;
  • les lacs ;
  • les espaces souterrains ;
  • les paysages transformés ;
  • les cartes ;
  • les phénomènes météorologiques ;
  • les lieux conservant la trace du passé.

Auteurs qui m’inspirent : Jules Verne · H. P. Lovecraft · Jorge Luis Borges · George Orwell · Alain Damasio

Cinéma : Christopher Nolan, notamment Interstellar, Inception, Memento et Tenet

Ce qui guide mon écriture : Créer des récits qui interrogent autant qu’ils émerveillent, où l’émotion naît de la rencontre entre le réel et l’imaginaire, et où chaque lecteur est invité à poursuivre l’histoire bien après avoir refermé le livre. Je suis convaincu que la littérature ne se contente pas de raconter des histoires. Elle nous offre aussi la possibilité d’explorer d’autres façons de regarder le monde, de mieux comprendre notre propre existence, de partager des mémoires qui risqueraient de disparaître et d’imaginer des chemins que la réalité seule ne nous permettrait peut-être jamais d’emprunter.

Mes passions

En dehors de l’écriture et de la recherche universitaire, plusieurs passions nourrissent ma curiosité, ma sensibilité et mon imaginaire. Elles peuvent sembler très différentes — de la littérature à l’astronomie, des chats aux musiques électroniques les plus intenses — mais elles se rejoignent souvent dans mon goût pour l’exploration, les univers singuliers et les expériences capables de modifier notre perception du monde.

La littérature et les mondes imaginaires
La littérature occupe naturellement une place centrale dans ma vie. Elle est à la fois une passion, un domaine de recherche et mon principal moyen d’expression artistique. Je m’intéresse particulièrement à la science-fiction, au fantastique, au merveilleux, à la littérature gothique et aux récits qui interrogent les frontières du réel. J’aime les œuvres capables de réunir aventure, réflexion, émotion et construction d’univers, mais aussi celles qui jouent avec le langage, la mémoire, le temps, les rêves et les réalités parallèles. Mes lectures vont notamment de Jules Verne à H. P. Lovecraft, de Jorge Luis Borges à George Orwell et Alain Damasio. J’apprécie également les récits mythologiques, les histoires de mondes perdus, les voyages extraordinaires, l’horreur cosmique et les fictions qui utilisent l’imaginaire pour questionner notre société. La lecture et l’écriture sont pour moi indissociables. Chaque livre découvert enrichit ma manière de penser les récits, tandis que l’écriture transforme ma façon de lire, en m’incitant à observer la construction des personnages, le rythme, les images, les structures et les choix de narration.

Le mentalisme, la psychologie et les biais cognitifs
Je m'intéresse également au mentalisme, non comme une forme de pouvoir mystérieux, mais comme un art du spectacle qui mobilise l'observation, la psychologie, la communication et la compréhension des biais cognitifs. Je suis fasciné par la manière dont notre attention peut être orientée, nos perceptions influencées et nos certitudes remises en question. Cet intérêt rejoint ma curiosité pour le fonctionnement de l'esprit humain, les mécanismes de la mémoire, les illusions et les différentes façons dont nous construisons notre perception du réel. Sans pratiquer moi-même le mentalisme sur scène, j'apprécie les œuvres et les démonstrations qui invitent à questionner ce que nous croyons voir, comprendre ou savoir. Cette réflexion trouve naturellement un écho dans mon écriture, où les apparences, les perceptions et les réalités multiples occupent souvent une place centrale. 

L’astronomie, les sciences et les mystères du monde
L’astronomie me fascine par l’immensité des échelles qu’elle met en jeu et par les questions vertigineuses qu’elle soulève. Les étoiles, les planètes, les galaxies, les trous noirs et l’exploration spatiale invitent à regarder notre existence depuis une perspective radicalement différente. Je m’intéresse plus largement aux sciences qui permettent de comprendre la formation et le fonctionnement du monde : la physique, la biologie, la géologie, les volcans, les océans, les phénomènes météorologiques et les grandes transformations de la Terre. La physique quantique, les dimensions parallèles, la nature du temps ou les limites de notre perception nourrissent également mon imaginaire, même lorsque je les aborde avant tout comme des sources de questionnement et d’émerveillement. Cette curiosité scientifique se retrouve dans mon goût pour la science-fiction. Elle ne consiste pas seulement à imaginer des technologies futures, mais à confronter l’être humain à ce qui le dépasse : l’immensité de l’univers, l’inconnu, l’évolution du vivant ou la possibilité que notre perception du réel soit incomplète.

La nature et la biodiversité
La nature constitue une source permanente d’émerveillement et d’inspiration. Je m’intéresse à la biodiversité, aux animaux, aux végétaux, aux forêts, aux champignons, aux océans, aux montagnes et aux écosystèmes qui relient toutes les formes du vivant. J’aime observer les espèces, leurs comportements, leurs modes d’adaptation et les relations parfois invisibles qui structurent un milieu naturel. Les oiseaux, les insectes, les animaux marins et les espèces souvent considérées comme ordinaires peuvent révéler une complexité extraordinaire dès que l’on prend le temps de les regarder. La préservation de la biodiversité et la protection animale sont des causes auxquelles je suis sensible. Mon engagement m’a notamment conduit à participer à des activités liées à la sensibilisation à la nature et à la biodiversité, ainsi qu’à apporter mon soutien à des organisations engagées en faveur des animaux. Cette attention au vivant influence aussi mon écriture. Dans mes récits, les animaux et les phénomènes naturels ne sont pas de simples éléments décoratifs. Ils peuvent devenir des présences, des guides, des symboles ou des forces possédant leur logique propre, comme Bastet dans La Maison des vies non vécues ou les créatures météorologiques des « Cartographes de la pluie ».

Les chats et les animaux
Les chats occupent une place toute particulière dans ma vie et dans mon imaginaire. Je suis fasciné par leur indépendance, leur intelligence, leur sensibilité et la relation singulière qu’ils entretiennent avec les êtres humains. Ils peuvent être à la fois familiers et mystérieux, affectueux et insaisissables, profondément présents tout en semblant conserver une part de leur monde intérieur. Cette ambivalence explique probablement pourquoi ils apparaissent régulièrement dans mon univers littéraire. Dans La Maison des vies non vécues, Bastet, la chatte noire qui accompagne Simon Valère, est à la fois une compagne, une présence rassurante et une figure énigmatique liée aux mystères de la maison. Les chats noirs m’intéressent également pour la richesse de leur symbolisme. Selon les cultures et les époques, ils ont été associés à la chance, à la malchance, à la magie, à la protection, à l’indépendance ou au passage entre différents mondes. Plus largement, mon attachement aux animaux nourrit mon intérêt pour la biodiversité, la protection animale et les différentes formes d’intelligence et de sensibilité présentes dans le vivant.

Les voyages, les langues et la découverte d’autres cultures
Voyager représente pour moi une manière de découvrir d’autres paysages, d’autres cultures et d’autres façons d’habiter le monde. Mes voyages m’ont conduit dans plusieurs régions de Suisse et dans différents pays, notamment en France, en Espagne, en Italie, en Allemagne, au Portugal, au Danemark, en Angleterre, en Écosse, à Cuba, en Inde, en Thaïlande et en Malaisie. J’aime autant les grandes villes que les paysages naturels, les lieux historiques, les temples, les musées, les sites archéologiques et les espaces qui conservent la trace de civilisations anciennes. Les voyages permettent de sortir de ses repères habituels, mais aussi de mieux comprendre ce qui façonne notre propre manière de regarder le monde. Les transports et les trajets eux-mêmes font partie de cette expérience. J’apprécie particulièrement les voyages en train, les gares et les moments de transition entre deux destinations. Ces espaces de passage nourrissent directement mon écriture, notamment dans « Les Niveaux inférieurs », où la gare de Lausanne devient l’entrée vers une réalité cachée. Mon intérêt pour les langues prolonge cette curiosité. Outre le français, j’ai développé des connaissances en anglais, en espagnol, en italien et en allemand, et je me suis également intéressé au latin, au grec ancien, à l’espéranto, au néerlandais et, plus récemment, au russe. Apprendre une langue, même à un niveau élémentaire, permet déjà de percevoir autrement les mots, les sons et les structures de pensée.

La photographie
La photographie me permet de prolonger mon attention aux détails, aux atmosphères et aux instants qui risqueraient autrement de disparaître. J’aime photographier la nature, les animaux, les paysages, les voyages et les concerts. Je m’intéresse autant aux vues d’ensemble qu’aux éléments plus discrets : une lumière particulière, un reflet, un animal aperçu brièvement, une architecture, une texture ou un mouvement dans la foule. Comme l’écriture, la photographie est une manière de sélectionner un point de vue et de donner une forme à l’expérience. Elle invite à ralentir, à observer et à remarquer ce que l’on aurait pu traverser sans le voir. Elle nourrit également mon imagination en constituant une mémoire visuelle de lieux, de couleurs et d’ambiances susceptibles de réapparaître ensuite dans mes récits.

Les musiques électroniques et le hardcore
La musique occupe une place importante dans mon quotidien, avec des goûts allant du rock au jazz, du blues au reggae, de la musique classique à la chanson française. Je suis toutefois particulièrement passionné par le hardcore et ses différentes branches, notamment le gabber, l’industrial hardcore, l’uptempo et le frenchcore. J’apprécie aussi d’autres scènes électroniques, comme la hardstyle et la psytrance. J’écoute notamment Angerfist, Miss K8, Mad Dog, Ophidian, Korsakoff, Anime, Hysta, N-Vitral, Deadly Guns et Dr Peacock. Leurs univers illustrent toute la diversité du hardcore, entre puissance brute, atmosphères sombres, précision rythmique, mélodies, vitesse et énergie collective. Le hardcore me fascine par son intensité, mais aussi par la richesse de ses constructions : textures sonores, ruptures, accélérations et variations d’atmosphère. Certains morceaux sont expérimentaux et presque cinématographiques, tandis que d’autres privilégient une énergie plus directe, euphorique ou mélodique. Les concerts et festivals consacrés à ces musiques sont pour moi des expériences particulièrement immersives. La puissance sonore, les jeux de lumière et le mouvement collectif de la foule créent une intensité difficile à retrouver ailleurs. Cette musique ne s’écoute pas seulement : elle se ressent physiquement. Elle contraste avec le calme nécessaire à l’écriture, mais ces deux univers partagent un même goût pour le rythme, les ruptures et les montées en intensité. Le hardcore participe ainsi pleinement à mon équilibre, en m’apportant énergie, libération et immersion.


Le cinéma et les récits visuels
Le cinéma nourrit également mon imaginaire, en particulier lorsqu’il explore le temps, la mémoire, les rêves, l’espace ou les réalités multiples. Les films de Christopher Nolan occupent une place importante parmi mes références. Interstellar me touche par sa rencontre entre vertige scientifique et émotion humaine, tandis qu’Inception, Memento et Tenet m’intéressent pour leurs constructions narratives, leurs temporalités complexes et leur manière de modifier progressivement les repères du spectateur. J’apprécie plus largement la science-fiction, le fantastique, le cinéma d’auteur et les œuvres qui font de leur mise en scène une véritable manière de penser. Le cinéma influence mon écriture par son travail sur les images, les transitions, les rythmes et les changements de perspective. Lorsque j’imagine une scène, il m’arrive de la concevoir d’abord comme un espace visuel, avec sa lumière, ses sons, ses mouvements et son atmosphère.

Les jeux vidéo et l’exploration interactive
Les jeux vidéo font également partie de mes centres d’intérêt, notamment les univers de Pokémon, The Legend of Zelda, Mario, Kirby et Hollow Knight. J’apprécie les jeux qui donnent envie d’explorer, de découvrir des créatures, de parcourir des paysages et de comprendre progressivement les règles d’un monde. La série Pokémon me plaît notamment pour la richesse de son bestiaire, ses différents types, ses régions et le lien qu’elle crée entre aventure et observation du vivant. Les jeux Zelda m’intéressent pour leur sentiment de découverte, leurs énigmes, leurs mythologies et leurs mondes dans lesquels chaque ruine, forêt ou montagne semble contenir une histoire. Le jeu vidéo propose une forme particulière de narration, dans laquelle le joueur ne se contente pas de suivre un récit, mais participe à son exploration. Cette dimension interactive nourrit mon intérêt pour les mondes cohérents, les cartes, les passages secrets et les environnements qui racontent une histoire par leur seule organisation.

L’histoire, les mythologies et les civilisations anciennes
Je m’intéresse également à l’histoire, à l’archéologie, aux mythologies et aux civilisations anciennes. L’Égypte antique occupe une place particulière dans cet imaginaire, notamment à travers ses divinités, ses animaux sacrés, ses conceptions de la mort et ses représentations du passage entre les mondes. Le nom de Bastet, dans La Maison des vies non vécues, fait directement référence à la déesse égyptienne associée notamment aux chats, à la protection et au foyer. Les temples, les ruines, les récits fondateurs et les objets archéologiques me fascinent parce qu’ils sont à la fois des traces matérielles et des portes ouvertes vers des conceptions du monde très différentes des nôtres. Les mythologies constituent une source particulièrement riche pour l’écriture. Elles donnent une forme narrative aux grandes interrogations humaines : l’origine du monde, la mort, la transformation, le destin, la mémoire, la nature et les rapports entre les êtres humains et les forces qui les dépassent.

Une curiosité qui relie mes différentes passions
Ces centres d’intérêt ne constituent pas des domaines isolés. Ils communiquent constamment entre eux. L’astronomie rejoint la science-fiction ; la biodiversité nourrit mes créatures imaginaires ; les voyages enrichissent mes décors ; les mythologies donnent une profondeur symbolique aux animaux ; la photographie développe mon attention aux atmosphères ; la musique influence mon rapport au rythme ; les jeux vidéo renforcent mon goût pour l’exploration ; les langues transforment ma relation aux mots. Toutes ces passions participent ainsi, directement ou indirectement, à mon travail d’écrivain. Elles nourrissent une même curiosité pour les mondes visibles et invisibles, pour les formes multiples du vivant et pour tout ce qui peut nous conduire à regarder autrement ce que nous pensions connaître.

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